Chapitre 4 : La chute du Dôme


Eli-Ann fut réveillée trop tôt. Gaarath s’allongeait à ses côtés. Depuis trois jours qu’on les avait déclarés mariés, ils n’avaient presque pas pu se voir. Leurs occupations leur prenaient trop de temps. Quand l’un pouvait aller se reposer, l’autre n’allait pas tarder à se lever. Cette situation leur convenait à tous les deux. Lorsqu’on lui avait annoncé le mariage, l’homme s’était contenté de hausser un sourcil, l’air perplexe, puis avait semblé se désintéresser de l’histoire. Et depuis, il n’avait pas fait un signe à la jeune fille montrant son intérêt pour elle. Eli-Ann avait simplement installé sa paillasse auprès de celle de son mari, et ils vivaient leur vie sans se préoccuper l’un de l’autre. Elle avait vaguement conscience que, pour la première fois de sa vie, son attitude n’était pas conforme à ce que l’on attendait d’elle. Sans vouloir contester la décision que l’on avait pris pour elle, elle y désobéissait de manière passive.

Pendant un instant elle sentit son époux s’agiter dans son dos. Puis son corps se détendit et elle sentit que sa respiration se faisait plus lourde. Il dormait. Elle se redressa, sentant qu’elle ne pourrait plus dormir. Un coup d’œil à l’horloge enflammée auprès d’elle lui apprit qu’il lui restait encore quelques heures de sommeil.

Un mouvement près de la place attira son regard. À cette heure elle aurait dû être complètement vide. Le roulement des travailleurs avait eu lieu quelques minutes auparavant, et chacun s’était dépêché de prendre sa place ou de rejoindre son coin pour dormir. La silhouette prenait particulièrement soin d’éviter le feu central et de se cacher dans les ombres des stalagmites. Eli-Ann la suivait des yeux. Elle était elle-même complètement engloutie dans l’obscurité maintenant qu’elle dormait près de Gaarath et ne craignait donc pas d’être vue à son tour. L’ombre fit une petite pause pour regarder si on la surveillait avant de s’engouffrer dans une case. La case de la guilde du feu que l’on réservait aux matières dangereuses. C’était ici que se trouvait, entre autre, les réserves de graisse à brûler.

L’ombre prenait beaucoup de peine pour ne pas se faire voir, peut-être n’avait-elle pas le droit d’être là. Eli-Ann se demanda furtivement si elle devait aller avertir quelqu’un. Mais qui ? Hazaelle ? Elle qui n’avait jamais douté du pouvoir qu’exerçait son aînée, avait conscience de ses limites depuis l’épisode du mariage. Si l’intrus était de haute fonction et que la jeune fille se trompait encore de posture, elle était sure d’y laisser la vie. Il était déjà incroyable qu’on préfère l’humiliation à la simple disparition. Peut-être parce que le chef de clan voulait éviter la gêne d’expliquer pourquoi il la faisait disparaître. Non, l’explication ne tenait pas. Il aurait pu inventer n’importe quel excuse. Eli-Ann secoua la tête. Il était curieux de voir une silhouette en pleine nuit dans le quartier n°3, cependant cette histoire concernait sans doute les Assises. Il valait mieux rester en dehors de ça pour ne pas risquer plus.

Elle s’étendit à nouveau et se força à fermer les yeux.

Les Assises s’annonçaient mal, même elle le comprenait. Après quatre jours de délibération, les chefs de clans n’étaient toujours pas d’accord sur un dirigeant commun. La tension montait peu à peu sous le Dôme. Les peuples qui avaient fait le déplacement commençaient à en avoir marre et la nourriture manquait. Et c’était sans compter les odeurs nauséabondes de sueur et d’urine qui se mêlaient à la moiteur ambiante. Tout le monde avait envie que la réunion s’achève. Mais c’était sans compter certains chefs de camps très combatifs. L’un d’eux était tellement grand qu’il devait dépasser Gaarath d’une tête et demie. Il avait un air féroce, prêt à en découdre. Un autre, originaire des marais, qui n’était pas forcément très impressionnant avec son air affable, était constamment suivi par un véritable Elfe à la peau de marbre. Cet être peu avenant, qui crispait ses mains puissantes sur un arc sombre, devait lui servir de garde du corps. Le troisième Réunificateur potentiel n’était autre que le chef de clan de la Vallée du Dôme. Son principale avantage était d’avoir secondé plusieurs des précédents Réunificateurs, puisque les grottes étaient le point de rassemblement politique principal du fait de sa situation géographique centrale. Sans être très impressionnant, il se servait de son art oratoire et de sa connaissance des autres peuples pour essayer de plaire à tous. Il y avait eu deux autres candidats, mais ceux-ci n’avaient pas survécu à la campagne. Le premier avait fait une crise cardiaque, sans doute due au stress, et le second avait succombé à une attaque animale alors qu’il prenait l’air, une nuit. Les trois autres candidats devaient prendre en compte ces nouveaux publics sans chefs et les séduire.

Eli-Ann gardait un souvenir particulièrement mauvais de la seconde mort. Ce matin là, elle était chargée de ranimer les flammes de la galerie principale que l’on avait réduit au minimum pour la nuit. Le produit qu’elle utilisait, hautement explosif à forte dose, colorait les flammes de bleu lorsqu’il était correctement dilué. C’était le signal que les Assises allaient reprendre. Son chemin s’achevait à l’entrée de la Vallée du Dôme. Alors qu’elle redonnait vie aux dernières torches, elle avait entendu un brouhaha venu de l’extérieur. Elle s’était calée dans un renfoncement de manière à être presque invisible, comme on lui avait appris, et avait vu une étrange procession d’un groupe d’Humains. Ils portaient à bout de bras un homme allongé. En plissant les yeux, la jeune fille reconnut le chef de clan du Désert Rose, les vêtements en lambeaux. L’éclairage bleu rendait son sang d’un noir poisseux, et son visage plus blafard. Elle avait détourné le regard vers le début de la procession. Il y avait la grande femme immaculée qui la dirigeait en silence. Eli-Ann se concentrait sur les cheveux de la femme qui se balançaient au gré de ses pas. En arrivant près de la jeune Olm, elle lui avait jeté un regard qui l’avait transpercé. Quand la jeune fille avait quitté sa semi-cachette, plusieurs minutes après le départ de la procession, elle transpirait abondamment. Depuis, elle avait cette impression persistante qu’on l’avait à l’œil. Que ce soit le maître et ses manœuvres étranges ou les observateurs étrangers. Cela renforçait l’idée qu’il valait mieux pas qu’elle se mêle d’une nouvelle histoire. D’ici peu un nouveau Réunificateur allait être élu et elle allait pouvoir reprendre sa vie anonyme.

Le gong annonçant les changements retentit. Eli-Ann s’aperçut qu’elle s’était rendormie. Elle alla prendre sa place sans même avoir conscience de ses mouvements, prenant seulement sa ration de nourriture qu’elle glissa dans sa sacoche. La lumière de la case des stocks de produits était éteinte, signe qu’il n’y aurait pas de ravitaillement à cette heure. Pas besoin de s’approcher plus. Chacun devrait faire avec ses réserves. Cette situation arrivait quelques fois, plus souvent à la fin de l’hiver, ou quand les pouvoirs jugeaient qu’ils avaient été trop gourmands en matière. Avec les Assises qui s’éternisaient, le Dôme principal à éclairer constamment, il n’était pas surprenant qu’on cherche l’économie, sans quoi le reste de l’année allait servir à essayer de recomposer les réserves. À en juger par la taille de la ration de nourriture, le quartier 1 nord qui en était responsable devait avoir la même réflexion.

La jeune fille devait réveiller le quartier n°3 Sud ce jour là. La mission ne l’emmenait pas très loin, et ne serait pas très longue. Elle prit le parti de n’allumer que deux torches sur trois. Le couloir Sud n’était pas très long, comparé aux restes du réseau de tunnel. Il se terminait à peu près à l’entrée des quartiers des invités. Eli-Ann choisit de commencer par cette zone frontalière, de manière à être loin quand les habitants seraient réveillés. L’idée de recroiser la femme blanche ou quiconque qui pourrait croire qu’elle fouinait la mettait très mal-à-l’aise.

Une petite créature pâle portant sur son dos un grand paniers rempli de champignons s’arrêta à sa hauteur. Elle tendit son visage vers celui d’Eli-Ann mais son regard restait porté au delà de celui de la jeune Olm, pour ne pas la regarder dans la yeux. Le brun clair de ses iris, signe de sa malédiction, lui valait souvent ce genre de comportement.

– Je trouve que ça sent la fumée, fit-elle d’un ton détaché.

– Plutôt le tanin enflammé, corrigea Eli-Ann, de même.

– On utilise pas le tanin ici. On a pas besoin de savoir quand commencent les Assises.

– Oui. Peut-être que quelqu’un en a renversé un peu. Ou bien les invités des Quartiers Sud Ouest ont voulu qu’on leur en fasse la démonstration de ses effets d’artifices. »

Cela expliquerait la curieuse intrusion qu’elle avait surpris plus tôt dans la nuit. Cependant, si c’était réellement la substance bleue qu’on était venu cherché dans la réserve, c’était plutôt inquiétant. Sans quelqu’un de qualifier pour la manipuler, elle pouvait être dangereuse. Elle était trop instable pour être un jeu.

– Si tu le dis, fit la jeune Olm cultivatrice.

Elle regarda un instant Eli-Ann s’affairer avec ses torches avant de remettre son panier sur dos et entreprendre la montée vers les cuisines. La fille du feu continua son travail dans le couloir, ne croisant d’abord personne hormis une silhouette encapuchonnée tenant une lanterne semblable à la sienne. Elle la suivit un instant des yeux, surprise de na pas reconnaître son semblable alors que celui-ci montait de son quartier. Puis elle reprit son travail. La masse de travailleurs enflait autour d’elle. Ils auraient dû éliminer peu à peu les odeurs de tanin par leur va et vient, mais celles-ci semblaient au contraire augmenter. La foule de créatures aux cheveux incolores et à la peau transparente commentait l’odeur qui irritait la gorge. Tout le monde regardait Eli-Ann d’un air de reproche, comme si c’était elle qui la diffusait.

En redescendant vers le quartier 3 nord par le couloir principal, elle aperçut des traces bleues sur les murs, au niveau de ses chevilles. Celles-ci étaient presque invisibles : les économies de lumières rendaient les couloirs trop sombre pour que l’on puisse voir le sol. Elle pencha sa lanterne vers ses pieds. Ce n’était pas des traces mais un filet qui remontait vers la surface. Une vague de terreur la parcourut. Elle se redressa, humant l’atmosphère. L’odeur du tanin pur se confondait maintenant vers une autre, plus âcre encore. Du tanin enflammé ! Tout allait exploser ! Par réflexe, la jeune fille se jeta dans un boyau, chemin de traverse qui conduisait à son quartier. Elle n’était pas loin. Sans doute les membres de la guilde de feu avaient-ils une solution pour arrêter la propagation du feu. Dévalant le tunnel étroit, elle tomba de tout son long dans la poussière. Alors qu’elle cherchait à se remettre debout, elle entendit un premier coup de gong, puis un second quelques secondes plus tard. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Évacuation générale. A quatre pattes, elle déboula sur la place. Au loin, près de la case de la Reine des Maudits, se tenait Gaarath. À demi nu, il tenait entre les mains une masse formidable et l’abattit sur l’immense gong. Dooooong. Trois coups. La jeune fille le rejoignit lui et Hazaelle en se forçant à ne pas courir, la mâchoire serrée. Elle observa les muscles de son mari se gonfler et son corps entier se tendre vers le morceau de métal. Quatre coups. Elle retomba, les mains dans la poussière, en même temps qu’il rejeta la masse loin de lui.

– Quatre coups, murmura-t-elle.

– La vallée des Dômes est perdue, renchérit Hazaelle. Le feu va envahir chaque tunnel, chaque boyau, chaque couloir. Quelqu’un est venu dans la nuit et a réquisitionné tout le tanin. Nous ne pouvions rien faire pour l’en empêcher.

– Mais… Pourquoi ?

– Certaines personnes préfèrent mettre le monde à feu et à sang plutôt que de perdre leur pouvoir. Nous sommes là pour leur obéir. Qui sommes nous pour le refuser ce qui leur appartient en propre ? »

Hazaelle tendit la main vers la case des réserves. La jeune fille put voir les corps des soldats censés garder la case. Leur mort avait du être rapide et silencieuse, puisque même éveillée elle n’avait rien entendu.

– Que va-t-il se passer ?

– Certaines personnes choisies sont sans doute déjà sorties, d’autre vont avoir de la chance, surtout s’ils sont près de la sortie. Le Dôme bénéficie du couloir direct vers l’extérieur, beaucoup des personnes présentes vont survivre. Le centre politique va être déplacé. Un endroit loin de la lassitude des Assises d’en ce moment, peut-être loin des observateurs, qui sait ? Et qui sait à qui cela profite ? Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte et nous sommes loin de tout savoir. Peut-être que ça va plus loin qu’un simple Réunificateur de clan. Peut-être que d’autres races n’ont pas intérêt à ce que nous soyons unis…

– Que va-t-il advenir de nous ?

– Je ne sais pas… J’ai fait évacuer la place avant de sonner le gong. Une bonne partie a fui, même si je ne suis pas convaincue qu’ils arrivent jusqu’à la sortie. Ceux qui restent savent qu’il n’y a pas d’espoir. Nous sommes enfoncés trop profondément dans les souterrains.

Elle agita les mains dans tous les sens pour montrer son désarroi, avant de tomber à genoux auprès de la jeune fille. Ils étaient au plus profond de la Vallée, pris au piège. Les couloirs alentours allaient s’enflammer, le feu se répandre sur la place. Une fois que la couche inflammable de la substance se serait entièrement consumée, elle allait exploser. La voûte allait s’effondrer sur eux. Eli-Ann regardait Gaarath sans le voir. Lui, était perdu dans ses pensées, contemplant les parois comme si sa force phénoménale pourrait suffire à les abattre pour les sortir d’ici.

Une déflagration se fit entendre au loin, suivie d’une autre moins de dix secondes plus tard puis encore une autre. Le bruit était assourdissant, le plafond tremblait. Eli-Ann ferma les yeux pour ne pas céder à la panique environnante. Elle sentit soudain qu’on l’arrachait à sa prostration. La main de son époux s’était refermée sur la sienne. Dans l’autre il avait agrippé Hazaelle. Il les conduisait vers le lac. Lorsqu’ils eurent de l’eau jusqu’au torse, il leur mima de gonfler la poitrine d’air. La jeune fille s’exécuta sans se poser la moindre question. L’air devenait irrespirable à cause de la poussière et de la chaleur, les explosions se multipliaient en se rapprochant, leur bruit couvrait à peine celui des Olm terrorisés qui voyaient le plafond s’effondrer sur eux. Elle se retourna une dernière fois pour voir des gens qu’elle avait connu toute sa vie préférer s’enfoncer dans le mur de flamme dans l’espoir vain d’atteindre une sortie que se faire écraser par d’immenses blocs de pierre. Les plus jeunes, manquant d’air, tombaient face contre terre. Terrorisée, la jeune fille prit une grande inspiration avant d’être entraînée au fond de l’eau.

L’homme géant avait une puissance incroyable. L’eau était trop noire pour qu’on puisse y distinguer quoique ce soit mais il ne marquait aucune hésitation. Le trio continuait de s’enfoncer inexorablement. Le temps parut ralentir sa course pour durer des heures. Eli-Ann expirait des minuscules bulles d’air mais elle se demandait combien de temps elle pourrait encore tenir. Contre son corps elle sentait Hazaelle s’agiter, battre furieusement des jambes et de son seul bras libre, cherchant désespérément de l’air. La jeune Olm avait conscience que la Reine des Maudits était en train de se noyer à ses côtés. D’un coup, le corps de sa voisine devint tout flasque, elle le sentit glisser contre elle. Gaarath l’avait lâché. Elle voulu crier mais ne produisit qu’une précieuse bulle d’air. Une seconde, une heure, plus tard, elle ne savait plus, ils entamaient une remontée. Ils étaient entrés dans un boyau étroit et se hissaient en s’appuyant sur les parois. Lorsqu’elle reprit son souffle, elle sentit qu’elle ne pourrait pas faire un mouvement de plus. Elle laissa son époux vérifier ses signes vitaux, puis la charger sur son dos.

***

Eli-Ann reprit conscience allongée dans l’herbe. Tout son corps lui faisait mal. Les événements de la journée lui revinrent subitement à l’esprit et elle ne put réprimer un gémissement. Elle roula sur le côté et ouvrit les yeux. Garaath était allongé à ses côtés, sa poitrine se soulevait régulièrement. Elle fit l’effort de se mettre sur le ventre et rampa jusqu’au bord de la falaise. En tendant son visage vers le vide, elle fut d’abord éblouie par un soleil couchant orangé. Puis se dessinèrent les formes noires des arbres. Elle se redressa pour mieux apprécier ce spectacle d’une pureté surprenante. Elle portait son regard le plus loin possible mais l’horizon ne paraissait ne pas avoir de fin.

Un bruit attira son attention. Elle enfouit son visage dans une grande touffe d’herbe. A quelques pas d’elle, en contrebas, se réunissait un curieux groupe hétéroclite. La Femme immaculée des observateurs s’appuyait sur le garde du corps elfique du seigneur Humain des marais. Mais ce dernier semblait absent. Ils étaient accompagné du curieux vieil homme à la peau craquelée, et d’une troupe de leurs serviteurs qui ressemblait maintenant plus à des guerriers qu’à des porteurs d’eau ou autres demoiselles de compagnies.

– Quelle plaie! grondait la Femme en blanc, menaçant l’habitant des marais d’un de ses doigts blancs. Comment voulez-vous qu’on ait le contrôle sur quoique ce soit dans ces circonstances? Nous avions un accord! J’ai perdu une dizaine de mes gens!

– Calmez-vous Madame, fit l’Elfe de marbre d’un ton plus posé, et voyez plutôt l’avantage de la situation. Vous êtes morte. Nous sommes tous morts dans cette terrible et accidentelle explosion. Songez que ce n’est pas inutile. Songez que nos projets pour la Grande Académie des Mages pourraient se trouver… facilités.

– Peu m’importe pour le moment ! Je suis certaine que cet idiot de chef de la Vallée a aussi survécu. Il connait les galeries. Pire encore, j’ai croisé une créature que je tenais absolument à ramener avec moi!

La Femme s’arrêta soudainement. Son visage se tourna vers celui d’Eli-Ann qui reçut son regard comme un éclair aveuglant. Lorsqu’elle releva la tête, éblouie, l’Elfe sombre la tenait en joue. Elle sentit qu’on la saisissait par la cheville pour la traîner en arrière. La flèche se ficha à l’endroit où se trouvait sa tête la seconde d’avant. D’une seule main, Gaarath la campa sur ses deux pieds et l’entraîna vers la forêt. Au loin, elle entendait la femme en blanc s’époumoner d’une voix suraiguë.

– Ne la tuez pas! Je la veux vivante!


 


11 réactions pour Chapitre 4 : La chute du Dôme

  • L. W.  dit:

    J’aime beaucoup ce chapitre. Les descriptions sont très… visuelles, et l’horreur de l’explosion du Dôme est vraiment bien retranscrite. Le sort d’Hazaelle m’a laissée indifférente, mais ça ajoute du tragique à la vie déjà peu enviable d’Eli-Ann. Des personnages supplémentaires apparaissent, de nouvelles questions se posent, et je ne peux déjà plus décrocher !
    Seul bémol au niveau de la ponctuation : attention à toujours mettre un espace avant les points d’interrogation et d’exclamation.

    • Rosaline  dit:

      Ouais elle a vraiment du mal avec ça 😛

      Et tant qu’on y est, y’a pas d’espace avant un point : « D’une seule main, Gaarath la campa sur ses deux pieds et l’entraîna vers la forêt . Au loin, »
      (tout à la fin)

  • Raphaëlle  dit:

    Merci pour toutes ces suggestions de défis!

    Pour le chapitre 5, après réflexion, j’ai choisi la proposition d’Arnaud : Emmanuel va devoir insérer dans son récit une créature reptilienne, type dragon ou serpent, capable de prendre forme humaine.
    Voyons ce qu’il va en faire… ^^

    • Arnaud Godet  dit:

      Merci d’avoir choisi mon idée !

  • Jonathan B.  dit:

    Bonne écriture pour les deux auteurs. Continuez comme ça, c’est vraiment cool.
    Pour le défi : un golem de pierre doué de parole.

  • Arnaud Godet  dit:

    Je trouve bien que ton texte soit plus espacé comme Emmanuel.
    La pauvre Eli-Ann, il lui arrive que des emmerdes !
    Sinon je trouve l’histoire très bien et originale.
    Pour le défi : intervention d’une créature du genre dragon ou serpent capable de se métamorphoser en être humain.

  • Caroline  dit:

    Excellent !
    J’ai hâte d’assister à la rencontre des personnages.
    En ce qui concerne le défi, je propose que Joshua ou Chloé tombe par hasard (ou non) sur un des livres de Bertrand Ferrier ;p

    • Raphaëlle  dit:

      J’aime beaucoup!!! ^^ (ça peut-être une traduction, genre « Eragon »?)

    • Rosaline  dit:

      Haha trop fort ^^

      Je vois bien Chloé tomber sur le dictionnaire de la pornographie XD

  • Rosaline  dit:

    Bon celui la je suis un peu obligé :

    Un personnage quelconque doit prononcer le mot « Violet ».

  • Emmanuel Del Canto  dit:

    L’intrigue est lancée, et les destinées de nos héros vont bientôt être amenées à se croiser.

    Désormais, pour rendre l’exercice encore plus intéressant qu’il ne l’est déjà, nous allons instaurer la règle des défis !
    Le principe est simple :
    – En commentaire du dernier chapitre, vous allez proposer un défi à l’auteur du chapitre suivant. Il peut prendre une forme comique, romantique, dramatique, selon vos envies ! (Exemple : Joshua doit raconter une blague dans le prochain chapitre.)
    – L’auteur du chapitre actuel sélectionne ensuite l’un des défis parmi ceux qui auront été proposés, et l’autre devra s’y tenir.

    Prenez donc part à cette histoire et apportez-y votre touche personnelle ! 🙂

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