Chapitre 4 : Le Divaajin


– Cette ville ne m’inspire rien de bon.

Chloé observa le château d’Altar un long moment, l’air pensif.

– Tu dis la même chose à chaque fois, fit remarquer Eli-Ann, mais nous n’avons jamais été réellement inquiétées, jusque là. A moins que tu ne comptes la fois où tu as reçu un œil au beurre noir en voulant agresser un troll dans une taverne. Ton penchant pour le rhum y était pour beaucoup.

– Ce n’est pas la même chose, cette fois-ci.

La jeune Elfe ne se rappelait que trop bien des circonstances qui l’avaient conduite dans la capitale, cent vingt-et-un ans plus tôt. Suite à l’effondrement de la Citadelle des Hommes, dont elle était partiellement responsable, l’ancienne Émissaire de l’Air – une folle à lier – avait emprisonné son groupe à l’intérieur du château royal. Séquestrée dans une pièce froide et humide, elle avait vu mourir son amie Naine, Elorïn. C’est également là-bas que l’Émissaire de la Terre, Alrick, s’en était remis à Prolios, condamnant Edengardh à l’emprise des Dieux. Beaucoup de temps s’était écoulé depuis, mais les souvenirs de chacun de ces instants restaient fraîchement ancrés dans son esprit.

Depuis, Altar avait entièrement été reconstruite et était devenue la capitale de tous les excès. Les joyaux circulaient par centaines, l’alcool avait depuis longtemps remplacé l’eau et les substances narcotiques contribuaient à remplir des sanctuaires religieux déjà trop fréquentés.
Contrairement aux autres villes, soumises pour la plupart à un couvre-feu rigoureux dès la tombée de la nuit, la capitale ne dormait jamais. Chacun pouvait se librement se livrer à ses distractions sans devoir s’inquiéter pour sa sécurité. Le monde connaissait enfin une ère de paix durable, et la Garde des Dieux veillait à ce que rien ne vienne la troubler.

– J’ai perdu mes deux jambes là-bas, déclara Eli-Ann d’un ton détaché en désignant un endroit faiblement éclairé, quelques mètres plus loin.

– Merci pour ce détail croustillant, répondit Chloé en réprimant une moue de dégoût.

Les deux amies arrivèrent à hauteur d’un temple majestueux qui semblait rivaliser de taille avec le château royal. L’Olm ralentit le pas et scruta les environs.

– On dirait bien que c’est fermé, remarqua-t-elle.

L’Elfe l’attrapa doucement par le bras et l’éloigna du sanctuaire divin.

– Ne nous attardons pas ici, souffla-t-elle. Si des soldats parviennent à nous identifier, nous sommes fichues.

Eli-Ann risqua toutefois un dernier regard à l’imposante statue qui dominait la vaste cour du temple. Celle-ci représentait une femme vêtue d’un simple drap. Les yeux levés vers le ciel, elle écartait les bras comme pour implorer le ciel. Un sourire réconfortant éclairait son visage pourtant quelconque. A ne pas en douter, cette déesse représentait l’espoir.

– C’est Lysobel, expliqua Chloé sans se retourner. La Déesse de la Dévotion. Elle semble inoffensive, mais c’est la plus influente de toutes les divinités.

– Je ne comprends pas, avoua l’Olm. J’ai toujours cru que c’était Prolios, le chef de la bande.

– Pas officiellement. L’idée qu’un Dieu tout puissant puisse être associé à la mort, c’est inconcevable. Les gens ont besoin de croire en une entité positive. Lysobel est une Déesse qui génère beaucoup d’empathie. Les plus démunis s’identifient facilement à cette femme qui leur ressemble. Et ils sont nombreux.

– Plus de partisans, plus de pouvoir, comprit Eli-Ann.

– Absolument. Et ce n’est pas tout. Toutes les divinités de ce monde, indépendamment de ce qu’elles représentent, suscitent une forme de dévotion chez ceux qui leur sont fidèles.

Le visage de l’Olm se fit soudain plus grave.

– Lysobel se nourrit de cette dévotion à leur insu, murmura-t-elle. Son pouvoir est absolu.

– Et le nôtre est dérisoire, conclut Chloé sur un ton égal. Je ne remets pas en cause le don que t’a octroyé ta Déesse, mais notre ennemi semble d’un tout autre niveau, cette fois.

– C’est pour cela que nous devons rassembler plus d’informations, trancha Eli-Ann. La secte de ce Cléotran devrait pouvoir nous aider.

L’Elfe ne fit aucun commentaire, peu convaincue par cet optimisme que rien ne justifiait. En l’espace de quelques heures, les deux amies s’étaient déjà rendues six fois près de l’auberge qui hébergeait le jeune humain, mais elles n’avaient aperçu aucune trace du linge qu’il était supposé étendre à sa fenêtre. Cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : son clan avait décliné son offre.
Cependant, Eli-Ann refusait de s’y résoudre. Au bout de son septième passage dans la ruelle qui abritait cette auberge peu engageante, l’Olm se dirigea vers la porte d’entrée qu’elle ouvrit à la volée, déterminée à réussir sa mission. Mais lorsqu’elle vit la scène qui se déroulait devant ses yeux, elle voulut rebrousser chemin. En vain.

– Ne restez pas plantée là, venez danser avec nous ! s’exclama soudain un ménestrel vêtu de haillons multicolores.

Avec un large sourire malgré son allure miteuse, l’homme l’entraîna dans la foule au rythme d’une gigue effrénée jouée par l’un de ses acolytes. Réprimant un fou rire, Chloé entra à son tour dans l’auberge et se laissa enivrer par l’ambiance qui y régnait. La musique entraînante, associée à l’odeur exquise de gibier farci qui se dégageait des cuisines, suffisait à lui faire oublier la raison de sa présence en ces lieux.
Bien décidée à profiter de sa soirée, elle s’approcha du bar et se retrouva face à une jeune humaine au visage radieux. Elle ne devait pas avoir plus de seize ans et pourtant, cette tavernière semblait totalement épanouie dans son travail.

– Bienvenue à l’auberge de la Chimère ! annonça-t-elle d’une voix claironnante. Je suis Eileen, pour vous servir. Ce n’est pas tous les jours que nous accueillons une Elfe ! Et si je puis me permettre, vos cheveux sont magnifiques.

L’humaine semblait un peu trop enthousiaste, mais sa bonne humeur était contagieuse. Chloé lui adressa un sourire complice et s’accouda au bar.

– Je vous remercie, répondit-elle. Ce n’est pas tous les jours que j’ai le luxe de prendre du bon temps sans être jugée pour la longueur de mes oreilles. Et si vous avez quelque chose d’exotique à me proposer, cette soirée sera vraiment parfaite.

– Accordez-moi une seconde, je vais littéralement vous transporter !

Sans se départir de son sourire, l’Elfe chercha son amie du regard et la repéra dans l’un des coins de la salle. Les bras croisés contre sa poitrine, elle semblait de très mauvaise humeur et réfléchissait sans doute au meilleur moyen de regagner l’étage supérieur sans attirer l’attention sur elle. Eli-Ann était obnubilée par les missions qui lui étaient confiées et ne s’accordait le droit de penser à autre chose qu’après les avoir accomplies. Il ne restait plus rien de l’Olm qu’elle avait connue un siècle plus tôt. Lorsqu’elle était parvenue à la retrouver, peu après la mort de Joshua, Eli-Ann avait déjà franchi la frontière qui la séparait de son humanité.
L’ancienne Émissaire du Feu était devenue quelqu’un d’autre.
Elle était devenue quelque chose d’autre.

– Et voilà ! s’exclama la tavernière en lui présentant un joli verre au contenu vert émeraude. Goûtez à ce souffle de jade et donnez m’en des nouvelles !

Chloé la remercia d’un signe de tête, leva son verre et le vida d’un trait. Un douce chaleur sucrée envahit son corps et un frisson intense parcourut son échine.

– Je n’ai jamais rien goûté de tel, reconnut-elle en déposant un fragment de joyau sur le comptoir. Vous venez de fidéliser une nouvelle cliente.

Eileen posa sa main sur la sienne et lui adressa un sourire compatissant.

– Il ne faut pas abuser des bonnes choses, murmura-t-elle.

La lumière qui émanait du feu des lanternes gagna progressivement en intensité. Chloé se surprit à penser qu’un nouveau spectacle allait être joué par les ménestrels aperçus plus tôt à l’entrée, mais les saltimbanques n’étaient pas au rendez-vous. Quand elle comprit enfin son erreur, son regard se porta sur le coin de la pièce. Eli-Ann n’était plus là.
L’Elfe fit volte-face et commença à courir, mais son pas maladroit la fit atterrir dans les bras d’un homme en armure. Son champ de vision se brouilla, puis tout devint noir.

*****************

Très loin en dessous de l’auberge, un homme faisait les cent pas dans une immense pièce richement décorée. De gigantesques tapis vermillons recouvraient un sol lisse en bois vernis, et chacun des quatre murs était orné de peintures inestimables retraçant l’histoire des Humains depuis la Première Guerre. Un trône, dont les ornements excentriques renvoyaient l’éclat de l’or, dominait la salle sur toute sa hauteur.
La tenue de l’homme s’intégrait parfaitement à son environnement. Un manteau de velours pourpre recouvrait ses épaules carrées et descendait jusqu’à ses chevilles. Son visage, subtilement marqué par la violence des batailles qu’il avait menées, restait imperméable à toute forme d’émotion. Ses yeux bleus étaient froids comme la glace, et sa barbe taillée à la perfection achevait de lui donner un air de conquérant.
Mais pour l’heure, il attendait. Et il avait horreur de ça.

– Il ne devrait plus tarder, Père, annonça une voix douce. Jolan-khed est un idiot, mais il n’a encore jamais failli à sa mission.

L’homme l’ignora délibérément et poursuivit sa ronde silencieuse. Puis, comme pour faire écho aux paroles de la jeune femme, les deux portes de la pièce finirent par s’ouvrir lentement et laissèrent entrer quatre personnes.
Le premier était un chevalier blond au regard ambré. Bien que son visage fût amical, il tenait fermement par le bras une jeune Elfe aux cheveux turquoise qui avançait d’un pas chancelant. De toute évidence, elle avait été droguée et n’était pas totalement maîtresse de ses mouvements. Derrière eux, un jeune garçon aux cheveux blancs ébouriffés et au visage fermé traînait par les cheveux une créature à la peau sombre dont le réseau sanguin semblait étinceler d’une lueur argentée.

Lorsqu’ils arrivèrent face à l’homme au manteau de velours, le chevalier posa à genou à terre en incitant sa prisonnière à l’imiter. Le jeune garçon, quant à lui, jeta simplement sa victime à terre avant de s’éloigner vers l’un des murs de la pièce. Il rejoignit ainsi les rangs de ses acolytes qui se tenaient immobiles, comme pour faire oublier leur présence.

– Seigneur Raz’gur, commença le chevalier, je vous présente humblement mes excuses pour ce délai imprévu et me soumets à votre jugement.

L’homme tourna son regard glacial vers son subalterne et hocha brièvement la tête.

– Loin de moi l’idée de te juger, Jolan-khed, déclara-t-il d’une voix profonde. Tu feras toi-même amende honorable en offrant ces quatre minutes perdues au Drakht.

Le chevalier tressaillit légèrement avant de s’incliner davantage.

– Ou… Oui, Seigneur.

– Tu peux disposer, à présent.

Le dénommé Jolan ne se le fit pas dire une seconde fois et s’efforça de conserver sa dignité lorsqu’il se releva pour rejoindre ses pairs, laissant seules les deux prisonnières au centre de la pièce.
Sans leur témoigner le moindre intérêt, l’homme au manteau de velours s’installa confortablement sur le trône et considéra un instant ses agents qui l’observaient en silence.
Ce fut sa fille qui prit la parole en premier.

– Je déclare le trente-sixième conseil du Divaajin ouvert, annonça-t-elle d’un ton solennel. Que ceux qui souhaitent s’exprimer daignent s’avancer.

Un léger murmure s’éleva parmi les dizaines de personnes présentes, mais seules deux d’entre elles se détachèrent de leur groupe pour s’avancer au centre de la pièce. Jolan, qui s’efforçait de paraître calme en dépit de l’angoisse qui le tiraillait, contourna avec précaution les corps étendus des deux prisonnières inconscientes. L’autre était une femme élancée aux longs cheveux mauves et aux yeux verts globuleux. Elle ne se donna pas autant de mal que son acolyte et marcha délibérément sur les doigts de la créature à la peau sombre avant de se placer face à son maître.
La fille de Raz’gur se tourna naturellement vers elle. La coutume exigeait que les plus hauts dans la hiérarchie puissent s’exprimer en priorité.

– Tu as toute notre attention, Khela’gar.

La femme aux cheveux roses étira ses lèvres en un large sourire.

– J’ai d’excellentes nouvelles à vous annoncer ! s’exclama-t-elle d’une voix suraiguë. Voyez-vous, mes chers amis… Ga’zan est tombé.

Un silence pesant s’abattit sur l’assemblée, et tous ceux qui avaient eu vent de sa mission échangèrent des regards incrédules avant de reporter leur attention sur leur alliée dans l’espoir d’obtenir plus de détails. Mais Khela’gar se contentait d’observer son supérieur sans se départir de son sourire empreint de folie.
Raz’gur demeura impassible, et sa fille fut contrainte d’exiger des précisions.

– Si j’ai bien compris, reprit-elle, tu as trouvé le sanctuaire de Ga’zan dans la forêt de l’Erinlach, et tu as tué son Élu.

La femme aux cheveux roses éclata d’un rire dément, puis retrouva son sérieux presque aussitôt.

– Non, ma chère, tu ne comprends pas. L’Élu est en réalité le seul qui soit resté en vie…

– Comment ? Tu l’as épargné ?

– Oh, rien d’aussi noble, répondit-elle sans dissimuler son amusement. Je me suis bien rendue dans la forêt de l’Erinlach, et j’ai fini par trouver le sanctuaire de Ga’zan, le Dieu du courage. J’ai massacré chaque villageois, mais j’ai été déçue. Leur réputation était vraiment surfaite. Même leurs cochons n’ont pas hurlé aussi fort lorsque je les ai égorgés.

Cette fois, Raz’gur se leva de son trône et posa son regard glacé sur Khela’gar.

– Nous n’avons pas le loisir de t’écouter palabrer toute la nuit, tonna-t-il. Sois brève, ou le Drakht verra sa fréquentation considérablement augmenter ce soir.

Sans montrer le moindre signe d’inquiétude, elle fit une révérence gracieuse à son Maître puis retrouva un sourire de circonstance. Son penchant pour la douleur n’était pas suffisamment prononcé pour risquer un séjour au Drakht.

– J’ai passé… un moment privilégié avec l’Élu du courage. J’ai conduit son esprit aux limites de la folie, et il a résisté avec bravoure… Mais pas son Dieu. Ne supportant plus l’exquise douleur de son Élu, Ga’zan s’est manifesté.

Khela’gar ferma les yeux un instant, perdue dans ses souvenirs, le sourire plus inquiétant que jamais.

– Il était… magnifique. C’était terriblement excitant…

– Et quoi ? coupa la fille de Raz’gur avec impatience. Tu es devenue sa concubine ?

Amusée, la femme aux cheveux roses dégrafa l’élégante robe rouge à manches longues qu’elle portait et leva lentement ce qui fut autrefois son bras droit, arrachant des cris de stupéfaction chez certains de ces pairs. A la place de son membre se trouvait une fine vrille tentaculaire qui se mouvait de manière régulière dans l’air, comme si elle flottait.

– Mieux que ça… murmura-t-elle en contemplant son œuvre. J’ai su dompter la bête, et je peux maintenant jouir pleinement de ses avantages.

D’un geste naturel, Khela’gar étendit sa vrille en direction du corps étendu de l’Elfe et l’enroula autour de sa cheville. Elle la fit s’élever dans les airs et la jeta comme une poupée de chiffons aux pieds de Raz’gur, comme pour le défier.

– Le Dieu du courage n’est plus, conclut-elle tristement, mais je me suis beaucoup amusée.

Suite à quoi elle retourna auprès de ses pairs, laissant Jolan seul et confus au centre de la pièce. Ce dernier regarda alternativement Raz’gur et sa fille, comme pour leur laisser le temps de donner leur point de vue, mais ils n’en firent rien. La mission de Khela’gar avait été accomplie au-delà de toutes les espérances, et il n’y avait aucune remarque négative à lui faire. Quant aux compliments, il fallait être fou pour espérer en recevoir.
Le chevalier prit une légère inspiration et se concentra sur le bilan de sa propre mission.

– Comme vous le savez, notre jeune page Cléotran nous a transmis un message il y a quelques jours. L’ancienne Émissaire du Feu, Eli-Ann, que l’on croyait disparue depuis longtemps, souhaiterait collaborer avec nous dans l’espoir d’obtenir des informations. Vous m’avez demandé de l’intercepter et de l’amener ici ce soir. C’est chose faite.

Jolan fit un pas en arrière pour que tous puissent voir le corps de l’Olm.

– Nous t’avons demandé de ramener Eli-Ann, reconnut la fille de Raz’gur, mais tu as outrepassé tes prérogatives.

La jeune femme désigna d’un signe de tête méprisant le corps de Chloé qui gisait près d’elle, aux pieds de son père.

– Que fait une Elfe dans notre repaire ?

– Je…

– Tu n’as pas pu la tuer, coupa Raz’gur d’une voix tranchante en se levant de son trône. Parce que tu es faible.

Le Maître du Divaajin se tourna vers sa fille.

– Ayakan, débarrasse-nous de ce déchet.

La jeune femme hocha la tête et matérialisa aussitôt une boule de feu au creux de sa main. Elle la fit croître à un point tel que la chaleur dans la pièce devint suffocante, puis fit quelques pas en direction de Jolan qui recula instinctivement. Enfin, elle se tourna vers Chloé et passa à l’action.
En atteignant sa cible, la boule de feu provoqua une explosion sourde qui fit s’élever un épais nuage de fumée noirâtre. Mais lorsque celui-ci se dissipa, le corps de l’Elfe demeurait intact.

– Mauvaise cible… lança une voix venimeuse.

Une lame siffla en direction de Raz’gur qui la bloqua avec un réflexe fulgurant juste avant qu’elle n’atteigne son œil gauche. Il s’apprêtait à lancer une réplique cinglante lorsque sa fille poussa un cri de douleur qui résonna dans toute la pièce. Une seconde lame était plantée dans la main qu’elle avait utilisée pour lancer son sortilège.
Contre toute attente, le Maître du Divaajin éclata d’un rire tonitruant et s’avança vers l’Olm qui lui faisait face avec toute la détermination dont elle était capable.

– Ma très chère invitée, déclara-t-il en s’autorisant un sourire. Maintenant, nous pouvons parler.


 


2 réactions pour Chapitre 4 : Le Divaajin

  • JB  dit:

    « L’ancienne Émissaire du Feu était devenue quelqu’un d’autre.
    Elle était devenue quelque chose d’autre. »

    L’abus d’Arrow ne serait-il pas dangereux pour la santé ? 😀

    • Emmanuel Del Canto  dit:

      Ça se pourrait bien… :p

Donnez votre avis !

Vous pouvez utiliser les balises HTML et attributs suivants : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>